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« Mort, mais pas d’Ebola » : pourquoi l’INSP doit désormais désamorcer les rumeurs autant que le virus

beto.cd Afficher le profil
schedule 26.06.2026
Un agent meurt. L’institut qui l’employait prend la peine, dans son bulletin quotidien, de préciser ce dont il n’est pas mort. « Un expert de l’INSP déployé en Ituri, évacué à Kinshasa après un pic tensionnel, est décédé le 24 juin 2026 ; deux prélèvements effectués se sont révélés négatifs pour la maladie à virus Ebola », écrit l’Institut national de santé publique. La phrase paraît technique. Elle est en réalité un acte de défense. Dans l’est de la RDC, une mort n’est jamais seulement une mort : c’est une matière première que la rumeur s’empresse de transformer.

Un agent de la riposte qui décède pendant l’épidémie, sans précision, et le récit s’écrit tout seul dans les communautés : Ebola l’a emporté, donc la maladie est partout, donc fuyez les soignants. En nommant l’autre cause — un pic tensionnel, deux tests négatifs —, l’INSP ne fait pas que de la transparence comptable. Il coupe l’herbe sous le pied d’une histoire qui, laissée à elle-même, aurait nourri la peur.

Quand le..
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