Après le 12 juin, Tshisekedi évite pour l’instant la tempête diplomatique
schedule 14.06.2026
Quarante-huit heures après les violences qui ont accompagné le sit-in de l’opposition devant le Palais du peuple, le 12 juin, deux voix seulement se sont élevées hors des frontières congolaises : celle de l’Union européenne et celle de la Belgique. Les grandes capitales, elles, se taisent. Ce déséquilibre en dit autant sur l’état des relations de Kinshasa avec ses partenaires que sur la nature de la crise ouverte par le débat constitutionnel.Le porte-parole de la diplomatie européenne, Anouar El Anouni, a dit le 14 juin « déplorer les évènements violents » et « les morts et blessés graves constatés », rappelant l’attachement de l’Union aux libertés fondamentales, dont celle de manifester pacifiquement « dans le cadre de la loi ». Quelques heures plus tôt, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, avait estimé que « les débordements violents et le saccage de sièges de parti n’ont pas leur place en démocratie ». Bruxelles a réclamé une enquête « objective ».
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