La France, dernière béquille diplomatique d’un Kigali sous étau
schedule 23.06.2026
PARIS — Le mardi 2 juin 2026, sur le parvis du futur mémorial du génocide des Tutsi installé dans le centre de Paris, deux hommes se tiennent côte à côte pour la cérémonie d’inauguration. Le premier est Emmanuel Macron, président de la République française. Le second est Paul Kagame, président de la République du Rwanda. La date n’est pas anodine. Vingt-quatre heures plus tôt, l’Alliance Fleuve Congo et le M23 ont publié à Goma un communiqué annonçant leur intention « d’avancer au présent » au Nord et au Sud-Kivu. Vingt-quatre heures plus tard, à Washington, Marco Rubio dira à la Chambre des représentants qu’il attend désormais un retrait rwandais de l’est de la République démocratique du Congo pour la mi-juillet.Au milieu de cette séquence, Paris et Kigali se serrent la main devant les caméras françaises. Aucun autre dirigeant de grande puissance occidentale n’a accueilli Kagame avec cette visibilité en 2026. Les États-Unis ont, eux, sanctionné individuellement le ministre rwandais..
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