SMIG en RDC : quand la volonté politique bute sur les réalités économiques (Congo Challenge)
schedule 24.04.2026
Porté à 14 500 francs congolais depuis 2025, avec une projection à 21 500 francs dès janvier 2026, le nouveau Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est présenté par les autorités congolaises comme une réforme sociale ambitieuse destinée à améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs formels. Pourtant, sa mise en œuvre se heurte à un mur de contraintes structurelles. D’un côté, le patronat, via la Fédération des entreprises congolaises (FEC), redoute un choc de compétitivité et plaide pour une application progressive. De l’autre, l’économie informelle, qui représente plus de 70 % de l’activité nationale, rend la norme salariale largement inopérante pour la majorité des travailleurs. L’insuffisance des contrôles, la faible productivité du travail et les risques d’effets redistributifs limités – hausse des prix, ajustements par les effectifs – fragilisent encore la portée réelle de la mesure. Face à ce décalage entre ambition sociale et soutenabilité économique, le..
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